Visa DTV Thaïlande : pour qui, combien de temps et à quelles conditions ?
Vous souhaitez passer plusieurs mois en Thaïlande tout en gardant votre activité à distance ? Le DTV a été prévu notamment pour cela. Il peut aussi convenir à certaines activités sur place, aux soins et à la famille d’un titulaire. Sa validité de cinq ans est pratique pour revenir, mais chaque entrée accorde au plus 180 jours. Pour organiser votre séjour, c’est cette différence qu’il faut comprendre en premier.
Sommaire
Cinq ans de visa ne veulent pas dire cinq ans sans repartir
Avec le Destination Thailand Visa, vous pouvez entrer plusieurs fois en Thaïlande pendant cinq ans. À chaque arrivée, l’immigration vous accorde un séjour pouvant aller jusqu’à 180 jours. La date inscrite à l’entrée vous indique jusqu’à quand vous pouvez rester pour ce voyage.
Si vous voulez rester plus longtemps sans partir, vous pouvez demander une prolongation de 180 jours au maximum, une fois pour cette entrée. Accordée en totalité, elle peut porter le séjour à 360 jours consécutifs. Elle reste une demande à faire, pas une année automatiquement incluse dans le visa.
Quel DTV correspond à ce que vous allez faire ?
Vous continuez à travailler à distance
La catégorie Workcation vise les salariés à distance, les indépendants et les freelances. Si vous êtes salarié, le contrat et l’attestation de l’employeur peuvent expliquer votre travail. Si vous êtes indépendant, des contrats, factures ou un portfolio permettent de montrer votre activité. Le dossier doit donner à comprendre ce que vous faites, pas seulement montrer que vous possédez une société.
Vous venez suivre une activité ou recevoir des soins
Le Muay Thai, la cuisine thaïlandaise, certaines activités sportives et les soins médicaux font partie des motifs prévus. La demande repose alors sur le programme : inscription, invitation de l’organisateur ou rendez-vous médical. Avant de verser de l’argent à un établissement, demandez les documents qu’il remet pour le visa et comparez-les à la liste du consulat.
Vous partez avec votre conjoint ou vos enfants
Le conjoint et les enfants à charge de moins de 20 ans peuvent déposer leur propre demande en lien avec le DTV principal. Chacun a donc un dossier, avec les actes qui prouvent le lien familial. Si un enfant vient surtout pour être scolarisé, regardez aussi le visa ED demandé pour son école : la catégorie familiale DTV ne doit pas être choisie sans vérifier cette situation.
Et si une entreprise thaïlandaise vous propose du travail ?
Le DTV Workcation vous permet de poursuivre l’activité à distance présentée dans le dossier. Il ne vous donne pas, à lui seul, le droit de prendre un emploi dans une entreprise thaïlandaise ou de vendre librement des services sur le marché local.
Si votre projet évolue dans ce sens, il faut regarder le visa professionnel et le permis de travail. Facturer depuis une société étrangère ne suffit pas à régler la question : l’activité réellement exercée en Thaïlande compte aussi. Pour un salarié qui conserve son emploi étranger, l’accord de l’employeur sur le travail depuis la Thaïlande reste à obtenir.
Les 500 000 bahts : de l’argent à montrer, pas à payer
Le DTV demande une preuve financière d’au moins 500 000 THB dans le cadre national. Cette somme n’est ni le prix du visa ni un salaire annuel minimum. Vous devez pouvoir montrer les ressources avec les documents acceptés par le consulat : type de relevé, période couverte et équivalent dans la devise demandée.
À cette preuve s’ajoutent le passeport, la photo et les documents qui expliquent votre séjour. Pour le travail à distance, ce seront notamment les pièces professionnelles ; pour une activité, celles de l’organisateur ; pour la famille, les actes et le DTV de la personne accompagnée. Des noms ou des dates différents d’un document à l’autre peuvent nécessiter des explications.
Depuis le 31 août 2026, les annonces consulaires demandent aussi un certificat de casier judiciaire délivré par votre pays de nationalité ou le pays où vous déposez la demande. Il faut intégrer ce document au calendrier : le dossier ne se limite plus à un relevé bancaire et à une preuve d’activité.
Pouvez-vous déposer depuis le pays où vous êtes ?
Le DTV se demande hors de Thaïlande. Depuis le 31 août 2026, vous devez être ressortissant du pays de dépôt ou fournir le justificatif de résidence que le consulat y accepte. Aller quelques jours dans un pays voisin comme touriste ne suffit donc pas pour y déposer.
Si vous vivez hors de votre pays de nationalité, commencez par demander quels documents prouvent votre résidence auprès du consulat compétent. Certains postes acceptent notamment un justificatif fiscal ou un document local de séjour ou de domicile. Il ne faut donc pas comprendre leur formulation comme l’obligation d’avoir partout un titre officiel de résident permanent. Les documents acceptés dépendent du poste et de votre situation.
Combien coûte le DTV et quand lancer la demande ?
Le tarif national indiqué est de 10 000 THB. Les consulats appliquent leur tarif local dans leur devise ; en octobre 2026, un repère d’environ 350 € est utile pour les postes qui facturent en euros. Ajoutez séparément les éventuels frais de documents, de déplacement et d’accompagnement. Les 500 000 THB de ressources restent un autre sujet.
Prévoyez plusieurs semaines pour le traitement. Un poste consulté annonce environ quatre semaines, davantage si des pièces manquent ; ce délai donne un ordre d’idée, pas une date d’accord garantie. Plus vos dates de départ sont proches, plus il est utile de réunir d’abord les documents qui prennent du temps, comme le casier et les attestations.
Vous pouvez nous confier la préparation du DTV
Vous savez maintenant ce que le dossier doit montrer : votre activité ou votre motif de séjour, les fonds, le pays de dépôt et, si vous partez à plusieurs, les liens familiaux. Notre accompagnement DTV prépare la demande à partir de ces documents et suit les échanges avec les autorités. Vous gardez un interlocuteur pour ce travail, au lieu de devoir suivre seul chaque demande complémentaire.
Si vous restez après les 180 premiers jours
Avant la fin du séjour accordé, vous avez deux possibilités : demander la prolongation prévue par le DTV, ou quitter la Thaïlande. Tant que le visa reste valide, une nouvelle entrée peut ouvrir un nouveau séjour, décidé à l’arrivée par l’immigration. Après les 180 jours et leur éventuelle prolongation maximale de 180 jours, il faut sortir du pays.
La décision dépend donc de vos dates réelles. Un séjour de quelques mois, une année presque entière sur place et des allers-retours ne se préparent pas de la même façon. Gardez la date de votre autorisation actuelle à portée de main ; notre article sur la prolongation du séjour explique les démarches sur place.
Le visa obtenu, il reste à préparer l’arrivée
Avant d’entrer, vous devez encore remplir la Thailand Digital Arrival Card. Une fois hébergé, la déclaration TM.30 relève de votre hébergeur selon les règles applicables. Si vous restez plus de 90 jours sans sortir, la déclaration d’adresse TM.47 peut aussi être due. Aucune de ces démarches n’ajoute des jours à votre séjour.
C’est le moment de préparer aussi le logement, l’assurance et le budget de vos premiers mois. Le guide d’expatriation vous aide à organiser cette arrivée, au-delà du seul dossier de visa.
Passer plusieurs mois sur place peut aussi changer vos impôts
Les 180 jours du DTV se comptent pour chaque entrée. Pour la résidence fiscale thaïlandaise, le calcul se fait sur l’année civile : 180 jours ou plus au total vous font entrer dans la définition de résident fiscal, même si vous êtes sorti et revenu entre-temps.
Le DTV ne donne pas d’exonération fiscale générale. Le lieu de votre activité, l’origine des revenus et les fonds transférés en Thaïlande peuvent compter, tout comme vos obligations dans un autre pays. Si vous prévoyez de vivre ici une grande partie de l’année, faites examiner ces points par un professionnel fiscal qualifié.
Le DTV seul, ou toute l’installation ?
Si le logement, l’assurance et le départ sont déjà prêts, vous cherchez peut-être seulement de l’aide pour le visa. Si ces décisions restent ouvertes, notre accompagnement expatriation concerne aussi l’installation. Vous pouvez nous parler de ce qui est déjà réglé et de ce que vous souhaitez nous confier : cela donnera un point de départ concret à l’échange.

