Visa retraite en Thaïlande : choisir entre Non-O et O-A
À partir de 50 ans, vous pouvez envisager un visa retraite pour vivre en Thaïlande. Deux noms reviennent : Non-O et O-A. Le premier accorde généralement 90 jours au départ, avec une prolongation à préparer sur place. Le second peut vous laisser jusqu’à un an dès l’arrivée, mais demande davantage de documents avant le voyage. Le choix se joue donc aussi sur le moment où vous souhaitez faire ces démarches.
Sommaire
Non-O ou O-A : que se passe-t-il la première année ?
Si vous partez avec un Non-O retraite et souhaitez rester toute l’année, votre arrivée ne marque pas la fin des démarches. Vous devrez réunir les pièces demandées par l’immigration thaïlandaise et solliciter une prolongation avant la fin des 90 jours généralement accordés. Cela se prépare dès avant le départ, surtout si vous comptez utiliser de l’épargne placée sur un compte thaïlandais.
Avec le O-A, vous pouvez obtenir jusqu’à un an dès l’entrée. En échange, vous préparez notamment l’assurance, le certificat médical et le casier judiciaire avant de partir. Vous avez ensuite plus de temps avant une éventuelle prolongation, sans pour autant obtenir un droit de résidence permanent.
| Ce qui change | Non-O retraite | O-A long séjour |
|---|---|---|
| Premier séjour | Généralement 90 jours. | Jusqu’à un an. |
| Avant le voyage | Pièces financières et documents demandés par votre consulat. | Pièces financières, assurance spécifique, certificat médical et casier judiciaire. |
| Si vous restez plus longtemps | Demande de prolongation auprès de l’immigration. | Demande de prolongation auprès de l’immigration. |
L’argent à montrer avant le départ et celui à garder sur place
Pour délivrer le premier visa, le consulat vous demandera des justificatifs de revenus ou d’épargne. Les montants et les relevés attendus dépendent du pays de dépôt. Puis, lorsque vous demanderez une prolongation en Thaïlande, l’immigration examinera vos ressources avec ses propres règles. Ce sont bien deux demandes, même si elles concernent la même retraite.
Pour la prolongation retraite, deux possibilités courantes sont 800 000 THB dans une banque thaïlandaise ou 65 000 THB de revenu mensuel. Une combinaison de revenus annuels et de dépôt peut aussi être admise sous conditions. Dans chaque cas, il faut fournir les preuves acceptées par l’immigration ; annoncer le montant de votre pension ne suffit pas.
Si vous utilisez les 800 000 THB en banque, cette somme doit rester sur le compte pendant au moins deux mois avant la demande, puis trois mois après l’accord de l’immigration. Après ces trois mois, le solde ne doit pas descendre sous 400 000 THB. Il faudra à nouveau réunir le montant requis à temps pour la demande suivante.
Cet argent n’est pas versé à l’administration : il reste sur votre compte. Mais vous ne pouvez pas le compter entièrement dans le budget à dépenser à l’arrivée. Avec un premier séjour de 90 jours, ouvrir le compte et y déposer l’argent assez tôt devient une vraie partie de la préparation. Ne remettez pas ce point aux dernières semaines du séjour.
Pourquoi l’assurance compte autant pour le O-A
Le O-A demande une assurance couvrant au moins 100 000 USD ou 3 millions de THB, avec les mentions et la durée exigées. Il faut aussi préparer le certificat médical et le casier judiciaire demandés par le consulat. Une assurance de voyage déjà souscrite n’est donc pas forcément suffisante pour ce visa.
Avant de la payer, transmettez les exigences du consulat à l’assureur et demandez l’attestation correspondante. Regardez aussi les exclusions : obtenir le visa et être bien couvert pour vivre sur place sont deux besoins à satisfaire. Pour le Non-O, certains postes ou certaines situations peuvent également exiger une assurance ; la liste du consulat qui reçoit votre demande reste à consulter.
Préparer le visa sans découvrir la suite après l’arrivée
Commencez par le consulat qui peut recevoir votre demande, selon votre nationalité et votre lieu de résidence. Ses justificatifs de domicile peuvent être différents de ceux demandés à quelqu’un qui habite un autre pays. Prenez sa liste Non-O ou O-A actuelle, puis réunissez les documents de revenus, de banque et, si nécessaire, d’assurance.
Si vous avez choisi le Non-O pour rester durablement, ajoutez dès maintenant une seconde liste : les pièces de la future prolongation en Thaïlande. C’est ce qui permet de préparer le compte bancaire et le calendrier avant d’être pris par le logement ou l’installation. Notre accompagnement visa retraite peut préparer le visa initial et suivre la demande, pendant que vous organisez ce départ.
Une fois installé, trois dates à ne pas confondre
La date de fin du séjour indique jusqu’à quand vous pouvez rester. La déclaration des 90 jours sert, elle, à confirmer votre adresse : elle ne prolonge rien. Enfin, si vous voyagez pendant votre séjour, une autorisation de retour peut être nécessaire pour conserver celui-ci. Gardez ces démarches séparées dans votre calendrier.
Si vous percevez des revenus passifs élevés et cherchez un séjour plus long dès le départ, le comparatif retraite ou LTR vous permettra aussi de voir si le programme LTR mérite votre attention.
Préparer le quotidien pendant que le visa avance
Votre première année ne se résume pas au tampon dans le passeport. Il faut aussi prévoir où vivre, comment vous soigner et ce que vous pourrez dépenser chaque mois une fois les fonds du visa mis de côté. Notre guide d’expatriation vous aide à préparer ces sujets ensemble.
Le choix à faire avant de lancer la demande
Le Non-O peut vous convenir si vous êtes prêt à poursuivre les démarches en Thaïlande peu après l’arrivée. Le O-A mérite d’être regardé si vous préférez préparer plus de pièces avant le départ et disposer ensuite d’un premier séjour pouvant aller jusqu’à un an. Dans les deux cas, faites entrer les fonds à conserver et l’assurance dans votre budget de départ : vous saurez alors si le visa choisi convient aussi à la vie que vous préparez.

