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Thaï Expat

Visa retraite ou LTR en Thaïlande : lequel choisir après 50 ans ?

Vous voulez passer votre retraite en Thaïlande et savoir combien de temps vous pourrez y rester. Le Non-O vous accorde généralement 90 jours au départ, le O-A jusqu’à un an. Le LTR permet de voir plus loin, mais il exige des revenus de retraite plus élevés. Avant de choisir le visa le plus long, regardez ce que chacun vous demandera avant le départ et une fois installé.

Sommaire

Combien de temps pourrez-vous rester au départ ?

Avec le Non-O, vous préparez un premier séjour assez court, puis une prolongation en Thaïlande si vous souhaitez rester. Le O-A demande davantage de documents avant le voyage, mais peut vous donner jusqu’à un an dès l’arrivée. Le LTR Wealthy Pensioner, réservé aux retraités qui remplissent ses conditions, accorde d’abord jusqu’à cinq ans, puis cinq autres après un nouveau contrôle.

Les démarches ne reviennent pas au même rythme
Votre séjourNon-O retraiteO-A long séjourLTR pensionné
À la première entréeGénéralement 90 jours.Jusqu’à un an.Jusqu’à cinq ans.
Pour rester ensuiteDemander une prolongation en Thaïlande.Demander une prolongation en Thaïlande.Faire contrôler à nouveau les conditions pour les cinq années suivantes.
Déclaration d’adresse pendant un séjour continuTous les 90 jours.Tous les 90 jours.Chaque année, selon les règles du LTR.

Prenons le Non-O. Vous le demandez avant de partir, puis vous entrez en Thaïlande pour 90 jours en général. Pour rester ensuite, il faut présenter une demande à l’immigration sur place. Elle vous demandera ses propres justificatifs : le relevé accepté par le consulat avant votre départ ne remplace pas forcément les preuves attendues pour cette prolongation.

Votre pension suffit-elle pour le LTR ?

Le LTR pensionné exige d’avoir au moins 50 ans et d’être déjà retraité. Si vous percevez au moins 80 000 USD par an de pension ou de revenus passifs, vous pouvez examiner cette catégorie sans l’investissement supplémentaire demandé aux revenus inférieurs. Le BOI, l’organisme thaïlandais qui étudie le dossier, vérifiera aussi les autres conditions.

Entre 40 000 et moins de 80 000 USD par an, il faut en plus détenir au moins 250 000 USD d’investissement en Thaïlande accepté par le BOI. Il peut notamment s’agir d’un bien immobilier, d’obligations d’État ou d’un investissement dans une entreprise répondant à ses règles. Cet investissement doit déjà exister au moment de la demande : il ne suffit pas de prévoir d’acheter après l’obtention du visa.

La provenance de l’argent compte autant que le montant. Une pension, des loyers ou des dividendes ne sont pas un salaire. Et retirer chaque mois une partie de son épargne ne transforme pas ce capital en revenu passif. Le BOI distingue toutefois les retraits ordinaires de capital des sommes clairement issues de comptes ou fonds de retraite : les documents doivent permettre de voir ce que vous percevez réellement.

Si vous ne remplissez pas ces conditions, les visas retraite classiques restent à examiner. Pour une prolongation annuelle, l’immigration prévoit notamment 800 000 THB dans une banque thaïlandaise ou 65 000 THB de revenu mensuel ; une combinaison existe aussi sous conditions. L’argent en banque reste le vôtre, mais vous devez respecter les montants et les durées de maintien. Le guide Non-O et O-A explique ce calendrier.

L’assurance peut faire pencher le choix

Le O-A exige une assurance d’au moins 100 000 USD ou 3 millions de THB, ainsi que des documents médicaux. Si vous avez déjà une couverture, son nom commercial ne suffit pas : il faut que l’attestation corresponde aux exigences du consulat et couvre la période demandée. Pour le Non-O, les pièces d’assurance dépendent du poste et de la situation.

Le LTR offre plusieurs possibilités : une assurance couvrant au moins 50 000 USD de soins en Thaïlande, une protection sociale acceptée, ou 100 000 USD en banque depuis au moins douze mois. L’assurance doit encore couvrir au moins dix mois au moment de l’attestation d’éligibilité. Le dépôt bancaire est une autre façon de satisfaire la condition du visa ; il ne rembourse pas vos soins à la place d’un assureur.

C’est donc aussi une question de vie quotidienne. Une assurance peut suffire pour un visa tout en laissant à votre charge un traitement ou une maladie déjà connue. Regardez ce qu’elle couvre vraiment avant de retenir le visa auquel elle vous donne accès.

Le LTR peut-il changer vos impôts ?

Oui, le LTR pensionné peut ouvrir une exonération thaïlandaise sur certains revenus étrangers apportés dans le pays, sous les conditions du décret concerné. Le Non-O et le O-A ne donnent pas cet avantage fiscal à eux seuls. Pour une retraite alimentée par des revenus étrangers, la différence mérite d’être chiffrée.

Cela ne veut pas dire que tous vos revenus deviennent exonérés partout. Leur origine, votre résidence fiscale et les règles de l’autre pays restent à examiner. Si l’impôt pèse dans votre choix, faites comparer les conséquences par un professionnel fiscal qualifié avant de déplacer des fonds ou d’investir pour un visa.

Que devrez-vous préparer et payer ?

Avec le Non-O ou le O-A, vous payez le visa initial, puis les démarches nécessaires pour rester au-delà du premier séjour. Avec le LTR, l’examen du BOI est gratuit ; la délivrance en Thaïlande coûte ensuite 50 000 THB par personne après accord. À l’étranger, le tarif dépend du poste de délivrance.

Pension versée dans un pays, épargne dans un autre, assurance déjà souscrite : préparer ces documents peut prendre du temps. Vous pouvez confier ce travail à notre équipe visa retraite, qui prépare la demande retenue et suit les échanges avec les autorités.

Si vous hésitez encore entre deux visas

Si votre principale hésitation concerne l’arrivée et la première année, commencez par le comparatif Non-O et O-A. Si vos revenus correspondent au LTR mais que vous voulez comprendre les investissements ou les autres profils possibles, poursuivez avec le guide du LTR. Vous pourrez ainsi approfondir le point qui change votre choix, sans reprendre tout le dossier depuis le début.

Et votre retraite une fois le visa obtenu ?

Le temps gagné sur les démarches n’a d’intérêt que si la vie sur place vous convient. Où habiter, quel budget garder pour les soins, comment organiser le départ ? Notre guide d’expatriation vous aide à préparer ces décisions pendant que votre projet de retraite prend forme.

Choisir selon la retraite que vous préparez

Si vous acceptez de préparer une prolongation peu après l’arrivée, le Non-O mérite votre attention. Si vous préférez régler davantage de documents avant de partir pour avoir jusqu’à un an devant vous, regardez le O-A. Et si vous êtes déjà retraité avec les revenus passifs nécessaires, le LTR peut vous éviter le rythme des prolongations annuelles. Son intérêt doit toutefois justifier les sommes à investir ou à conserver, l’assurance et le coût de délivrance.

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