Freelance en Thaïlande : quel visa pour votre activité ?
Vous pouvez continuer à travailler depuis la Thaïlande pour des clients à l’étranger et envisager un DTV. Mais si vous venez réaliser des prestations pour une entreprise thaïlandaise, il faut examiner aussi le droit de travailler localement. Le mot « freelance » ne permet pas de choisir le visa : ce sont vos missions et les personnes pour lesquelles vous les réalisez qui donnent la première réponse.
Sommaire
Commencez par le travail que vous ferez depuis la Thaïlande
Si, par exemple, vous créez des sites à distance pour des clients restés à l’étranger, votre dossier peut correspondre au DTV Workcation. Cette catégorie cite expressément les freelances et les travailleurs à distance. Il faudra montrer l’activité avec des contrats, des attestations ou un portfolio selon les pièces demandées.
La question change si vous intervenez pour une entreprise thaïlandaise ou vendez vos services sur place. Le fait d’envoyer la facture depuis une société étrangère ne suffit pas à autoriser ce travail. Il faut regarder la prestation, son bénéficiaire et ce que vous faites réellement en Thaïlande, avant de décider du visa.
Le DTV pour conserver vos missions à distance
Le DTV peut vous permettre de séjourner plusieurs mois tout en poursuivant votre activité liée à l’étranger. Vous devez notamment prouver au moins 500 000 THB de ressources et documenter le travail. Un compte suffisamment approvisionné ne remplace donc pas les pièces professionnelles.
Le visa est valable cinq ans avec plusieurs entrées, mais chaque arrivée accorde au plus 180 jours. Une prolongation sur place est possible sous conditions. Pour organiser vos missions, prévoyez le temps que vous passerez réellement dans le pays, pas seulement les cinq ans affichés sur le visa. Le guide DTV détaille aussi les règles du pays où déposer la demande.
Si vos clients ou votre travail se trouvent sur le marché thaïlandais
Pour un emploi ou une activité locale, le Non-B et le permis de travail sont à examiner. Le visa concerne le séjour ; le permis concerne le droit de travailler. L’entreprise qui soutient la demande doit pouvoir fournir les documents nécessaires. Un client local n’est donc pas simplement une nouvelle facture à ajouter au dossier DTV.
Créer une société en Thaïlande ne règle pas tout d’un coup. Il faut encore vérifier ce qu’elle a le droit de faire, sa propriété et votre autorisation personnelle d’y travailler. Les questions de société et de licences demandent l’intervention d’un professionnel compétent. Notre accompagnement visa porte sur la demande de séjour que nous convenons de préparer avec vous.
Le LTR convient-il à un indépendant ?
Le nom Work-from-Thailand peut faire penser à tous les métiers exercés en ligne. Cette catégorie LTR exige pourtant un emploi auprès d’une entreprise étrangère qui répond aux critères du BOI. Le montant de vos factures de freelance ne suffit pas : votre relation avec l’employeur et les caractéristiques de cette entreprise font partie du dossier.
Si vous êtes salarié d’une entreprise étrangère remplissant ces conditions, le guide LTR explique les seuils de revenus et les employeurs acceptés. Sinon, le DTV peut rester la piste à regarder pour le travail à distance. Les autres catégories LTR répondent à des situations différentes, liées notamment au patrimoine, à la retraite ou à un emploi hautement qualifié.
Le BOI précise aussi que le LTR Work-from-Thailand ne permet pas un travail rémunéré auprès d’un employeur thaïlandais. Même avec un visa plus long, la distinction entre emploi étranger à distance et emploi local demeure.
Votre société étrangère ne règle pas à elle seule les impôts
Le visa vous permet de préparer le séjour. La fiscalité pose d’autres questions : où travaillez-vous, d’où viennent les revenus, combien de temps passez-vous en Thaïlande et quels fonds y transférez-vous ? Le droit thaïlandais distingue notamment les revenus d’une activité exercée dans le pays et ceux de source étrangère.
Une LLC américaine ou une autre société à l’étranger ne donne donc pas, à elle seule, une réponse fiscale. Le DTV ne crée pas non plus d’exonération générale. Si vous gardez votre structure en partant, faites examiner les contrats, le lieu du travail et votre résidence fiscale par un professionnel qualifié avant de décider comment vous rémunérer.
Pour le reste du départ, notre guide d’expatriation vous aide à prévoir le logement, l’assurance et le budget. Cela vous permet de préparer la vie sur place pendant que vous clarifiez les questions professionnelles.
Si votre activité mélange plusieurs pays
Vous pouvez avoir des clients à l’étranger et recevoir aussi une proposition de mission en Thaïlande. Dans ce cas, séparez les missions : pour chacune, notez qui bénéficie du travail, ce que vous livrez et où vous intervenez. Cette description sera plus utile qu’un simple intitulé « consultant » ou « entrepreneur ».
Elle permettra de distinguer ce qui relève du travail à distance présenté pour le DTV de ce qui demande un examen du droit de travailler localement. Ne supposez pas que le visa déjà obtenu couvre automatiquement une nouvelle activité.
Ce que vous pouvez préparer dès maintenant
Réunissez vos contrats, quelques factures récentes et une description simple de vos missions. Si vous souhaitez nous confier le visa, ces éléments nous permettront de comprendre votre activité pendant la préparation du dossier. Vous pourrez continuer à organiser votre travail et votre départ pendant que notre équipe prépare la demande et en suit les échanges.

