Travailler en Thaïlande : le visa Non-B et le permis de travail
Une entreprise thaïlandaise vous propose un poste, ou vous souhaitez créer votre activité sur place. Le visa Non-B peut vous permettre de venir pour ce projet professionnel. Mais il ne suffit pas pour commencer à travailler : une autorisation de travail est aussi nécessaire. La première étape est donc de voir avec l’entreprise quels documents elle peut préparer pour vous.
Sommaire
Pourquoi le visa et le permis sont deux démarches
Le consulat examine votre demande de visa pour entrer et séjourner avec un motif professionnel. L’autorité du travail examine le droit d’exercer l’activité. L’entreprise intervient dans les deux démarches, en fournissant les documents sur son activité et le poste proposé.
| Qui intervient ? | Ce qu’il faut obtenir ou préparer |
|---|---|
| L’entreprise | Les pièces de l’employeur et du poste. |
| Le consulat | Le visa Non-B correspondant au motif du voyage. |
| L’autorité du travail | Le permis de travail selon l’activité et ses conditions. |
| L’immigration en Thaïlande | Une éventuelle prolongation du séjour. |
Le Non-B sert aussi à certaines visites d’affaires. Venir pour une réunion et prendre un emploi ne donnent pas les mêmes droits : le nom du visa ne suffit pas à autoriser le travail annoncé.
Si une entreprise vous embauche
Avant la demande, l’employeur réunit les pièces qui montrent l’existence de l’entreprise et le poste. Selon le cas, il doit aussi obtenir une approbation du ministère du Travail pour permettre le dépôt du Non-B. Demandez-lui qui s’occupe de ces documents et à quel moment ils seront disponibles.
Le parcours décrit par le Department of Employment prévoit ensuite la demande de permis après l’arrivée, auprès du bureau compétent. Ne confondez pas ce dépôt avec le droit de commencer immédiatement : il faut obtenir l’autorisation requise pour le poste.
Le Non-B à entrée unique accorde habituellement un premier séjour de 90 jours. Si l’emploi continue au-delà, il faut aussi préparer la prolongation auprès de l’immigration. Le permis de travail et la date de séjour doivent donc être suivis tous les deux.
Si vous créez votre propre entreprise
Vous serez à la fois la personne qui veut travailler et celle qui prépare la société. L’immatriculation ne vous donne pas automatiquement le droit d’y exercer. Avant de créer l’entreprise, il faut regarder l’activité prévue, la part de capital étrangère, les licences éventuelles et les pièces qui permettront de demander votre visa et votre permis.
Il n’existe pas de règle universelle interdisant à un étranger de dépasser 49 % du capital. Le Foreign Business Act distingue plusieurs activités et prévoit, selon le cas, des restrictions ou une licence. La réponse peut donc changer entre deux entreprises qui ne font pas le même métier. Faites examiner votre activité précise par un professionnel compétent avant de signer la constitution de société.
Si votre entreprise reste à l’étranger et que vous continuez simplement votre travail à distance, regardez plutôt les conditions du DTV ou du LTR. Posséder une entreprise ne signifie pas, à lui seul, que vous avez besoin d’un Non-B local.
Après l’arrivée, préparer aussi la suite du séjour
Pour prolonger le séjour lié à l’emploi, l’immigration demande ses propres preuves sur l’entreprise et le travail. Même si le permis est délivré, il ne rallonge pas la date inscrite à l’arrivée. C’est pourquoi l’employeur et vous devez savoir qui suit le permis et qui prépare la prolongation.
Si l’entreprise fournit les documents nécessaires, notre accompagnement visa peut préparer le Non-B et suivre la demande. Vous nous confiez ce travail sur le visa ; le permis et les licences de l’entreprise gardent leurs démarches propres.
Les points à régler avec l’entreprise avant le voyage
- Le poste exact, l’entité qui vous emploie et l’activité que vous exercerez.
- La personne qui fournit les pièces de l’entreprise et l’approbation préalable si elle est demandée.
- Le moment où vous pourrez commencer, une fois l’autorisation de travail obtenue.
- La personne qui suivra le permis et la prolongation avant la fin du premier séjour.
Ces réponses vous permettent de préparer une date d’arrivée réaliste. Si une pièce essentielle de l’employeur manque encore, remplir plus vite votre formulaire ne la remplacera pas.
Arriver pour travailler, c’est aussi arriver pour vivre
Pendant que l’entreprise prépare ses documents, vous pouvez avancer sur le logement, l’assurance et le budget des premiers mois. Notre guide d’expatriation rassemble les sujets à préparer pour que la prise de poste ne vous laisse pas tout le reste à découvrir.
Votre prochain échange doit commencer par le poste
Pour une embauche, repartez de l’entreprise et des documents qu’elle fournit. Pour une création, faites d’abord confirmer que l’activité et la société pourront fonctionner comme vous l’envisagez. Vous pourrez ensuite préparer le visa personnel et le travail avec les bons interlocuteurs, au lieu de compter sur le Non-B pour régler à lui seul toutes ces questions.

